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29 ans.

Presque la trentaine, mais pas encore.
Juste assez pour te faire réaliser que t’es comme sur le bord de vivre ta belle histoire, mais t’as passé tout droit pour être un high school sweetheart. T’étais surement aux toilettes quand ils prenaient les présences pour ce bateau là, l’époque des amourettes mielleuses, accessibles, solides et faciles. Tu l’as manqué chum, maintenant, procèdes tes pensées assise sul’ quai.

Je sais, si tu me regardes de loin, tu dois t’dire que c’est bien ça qui me manque. En fait, c’qui est drôle avec les gens qui regardent de loin, c’est qu’ils s’imaginent fréquemment des idées préconçues. De nature indépendante et profitant bien de mon espace personnel, entouré par de précieux humains, promis, je ne râle pas sur ce statut non-accompli sur la to-do. Ça arrive des fois. Souvent plus avec une coupe de verres de blanc dans le toupet, mais promis, ça va. On r’vient à notre paperasse.

Je disais donc que tu t’imagines sans doute que c’est tout ce qui manque à ma vie. Un +1 qui fait du sens, un +1 avec qui je pourrais bâtir tout le reste, un + 1 qui aura pas peur, lui. Après quelques essais-erreurs, l’envie principale de trouver quelque chose de simple, de léger me comblerait, c’est bien certain. La fin vingtaine vient quand même avec le feeling de pogner la chienne. J’ai tu passé tout droit? Est-ce que je vivrai seule? Longtemps? Sans chats?
( ça met du poil partout, pis j’aime trop porter du noir tsé ). Aurais-je la chance de remplir ma maison de joie? D’enfants? J’sais même pas où je me vois dans 5 ans. Pour vrai. Des fois, parfois, j’ai le goût de me dire qu’une mini-moi, des cris de joie, feraient un beau projet. Un peu capoté de penser à ça, si on repense à moi, dans une relation pas saine saine, qui voulait rien savoir du tout d’un enfant. J’avais ce besoin, d’adapter ma façon de penser à celle de mon partenaire. Chose qui a prit le bord. Le dit partenaire oui, mais surtout cette ancienne moi.

On y reviendra.

J’ai envie d’une relation où il n’y a pas de non-dits.
Où la communication règne, à travers le plaisir, la passion mais surtout, à travers le respect. 
J’ai envie de liberté, d’indépendance, tout en vivant quelque chose de solide. 
L’impression de ne pas se sentir étouffé, tout en s’entrelaçant très fort. Trop fort. Souvent, surtout.
J’ai envie de me faire regarder comme si y’avait juste moi, pas juste dans ta chambre ce soir là, toujours, tout le temps. 
J’ai envie de silences confortables, de sourires sincères.
J’ai envie de boire beaucoup de vin, jusqu’à ce qu’on soit juste assez cons. Pas obligé d’être des vins semi-fancés, un vin tablette d’épicerie fera la job le temps d’étirer une soirée en ta compagnie.
J’ai envie de rire, souvent, très fort, en cillant comme une théière, pis que ce soit une des choses pourquoi tu tripes sur moi – jte gage un vingt, que celle-là sera pas simple. Ct’un rire assez particulier.
J’ai envie que les seules grandes morales moroses qu’on puisse se faire, ce sera les fois où j’me prendrai un brain freeze plein la gueule après avoir siffler ma slush beaucoup trop rapidement – les « j’te l’avais dis » auront toutes leurs places.
J’ai envie de danser dans la cuisine, pendant que l’eau bouille trop longtemps pour les pâtes.
J’ai envie de te présenter à mes amis, sachant qu’ils seront contents qu’enfin, une partie de mon bonheur soit entre tes mains. 
J’ai envie d’entendre tes peurs, tes regrets, tes erreurs. Aussi, que t’ai pas peur de tes pleurs. 
J’ai envie qu’on se dise ce qu’on pense pis que si ça brasse, on saura comment gérer, sans tout domper.
J’ai envie de te garder pour moi, de façon privée, à ne pas tout dévoiler.
J’ai envie d’être vulnérable, transparente.
J’ai envie de pas avoir peur de me casser la gueule. 
J’ai envie de réaliser plein de projets à deux, des fois des plates-bandes, d’autres fois des roadtrips.
J’ai envie qu’on grandisse ensemble, même si on s’est trouvé à l’approche de mes trente ans.
J’ai envie que tu me trouves belle, même quand j’aurai pas le toupet crêpé pis les dents pas brossées.
J’ai envie que tu m’apprennes des trucs, même si c’est juste comment faire des oeufs tournés, les bon-riens, je finis toujours par les crever. 
J’ai envie de m’astiner sur quel film écouter, pour finir par m’endormir avant le quart. 
J’ai envie de voyager, d’offrir à mes yeux la chance de voir des choses nouvelles, tout en te cadrant dans le paysage.
J’ai envie de triper sur toi, comme j’ai tripé sur une chanson toujours en replay.
J’ai envie que tu me présentes à ta famille, question de me poser milles et une questions à savoir si j’suis correcte pour ce qu’ils te souhaitent. 
J’ai envie d’te faire confiance, même si on a précédemment joué au kick-ball sur ce terrain là. On l’a magané déjà, mais drôlement, j’ai su lui redonner assez de temps et d’amour pour le remettre à niveau. Prêt à être partager, sans tromperies, ni mensonges.
J’ai envie de te faire de la place dans ma vie, pas juste d’un côté du lit et que tu restes passé midi.

Pour la prochaine fois, j’ai simplement pensé qu’à 29 ans, ce serait plus facile de projeter ce que je voulais d’une relation, plutôt que ce dont j’aimerais qu’elle ai l’air. De penser à the bigger picture, plutôt qu’au portrait parfait.
C’est de la visualisation, pitcher dans les airs, saupoudré d’un peu – beaucoup mettons – de manifestations positives. 

Hé la vie, surprends-moi. 

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