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L’été lent.

L’été lent a décidé de lever les pattes, comme ça, sans vraiment prévenir. Une drôle de chose, à en voir les réactions des jeunes de 20 ans qui s’exclament sur twitter que l’été fut cheap. Pas assez de beaux jours, pas assez de soleil, pas assez de fun. Pourtant, à mes yeux, j’ai l’impression d’avoir passé un des plus beaux étés vécus jusqu’à date. Cette impression basée sur les après-midis soleil, terrasse improvisée, souper take out à profiter. J’ai encore le gout de la sangria sucrée au bout des lèvres, que j’souris en pensant à tous les souvenirs qu’on a eu le temps de créer. 

L’été lent, celui qui a pris tout son temps avant d’arriver. Celui qu’on a craint, par peur de mauvais temps à la saison complète, me donne l’impression de nous avoir surpris. Des beaux jours, y’en a eu. Plus que pas assez. Du soleil, en voilà. Encore? Oui. J’avais l’impression que ça arrêterait jamais. Mon coeur était léger, mes pensées étaient futiles. Desfois, je maximisais tous mes efforts pour rester au café, à travailler sur tel ou tel projet. Je buchais, à finir mes check lists de tâches importantes. Je maximisais les sorties, pour être certaine de pas rater grand chose. J’ai même fais plus de 5 à 7 pr dans les derniers 3 mois que j’en ai fais au courant de l’année dernière. La chose qui était différente de ce bel été, c’est que l’an dernier, j’avais appris. Appris à me reposer. Appris à penser à moi. Appris à faire le meilleur, sans abuser. Appris à prendre le temps. Mon temps.

Si précieux, j’ai impression de parfois le prendre pour acquis. Le temps dans lequel je vis, celui qui me permet d’être moi, qui je suis. Le temps qui, bien malgré nous, n’a jamais fais de promesse du lendemain. Pourtant, j’ai souvent l’impression que j’oublie que demain n’est rien. 

J’ai pensé tranquillement à mon été dernier. Pognée au lit, à penser à tous les moments que j’ai manqué. L’été dernier, à tomber malade plus de fois qu’à tomber dans lune. J’ai r’pensé à toutes les siestes que mon corps m’imposait, brulé de tout son petit jus. J’ai aussi repensé aux visites à l’urgence, aux maux de tête que rien v’nait à boutte, aux courses aux toilettes à avoir le coeur pis l’estomac tout croche. Pis je me suis promis, que plus jamais j’oublierais de me choisir plus souvent. De me garder du temps. Pour mon esprit, pis mon petit corps, lui qui en avait eu assez d’être fort. 

C’est pour ça que cet été, j’ai respiré. J’ai créé, j’ai visité, je me suis arrêté. J’ai ris, bien bu, bien manger. J’ai dormi. En masse. Des grandes nuits et des petits morceaux de repos en après-midi. J’ai profité du lac, des sorties en bateau, du toit ouvrant sur les grands rangs et des couchés de soleil, sans bon sens. Tout ça, en plus, en travaillant. En réalisant la chance que j’ai, de gagner ma vie, en m’exprimant. Ici et là, comme ci, comme ça. 

À ma grande surprise, mon été doux m’a fait du bien. Il m’a permis de renouer avec mon moi. Celle qui aime les petites joies, les petits bonheurs simples. Celle qui préférait l’improviste aux trop grands plans. Celle qui évitait les soucis, par peur de troubler sa propre paix d’esprit. 

Septembre est là, plein de défis. Encore beaucoup d’énergie à consacrer à ce nouveau début routinier. J’ai tellement hâte de vivre les belles choses qui s’en viennent et d’accomplir tout ce qui me reste à faire! J’suis contente de sentir que l’automne qui s’en vient, m’effraie pas. J’me sens calme à l’idée de renouer avec les bonnes habitudes, les journées plus fraîches et les cafés bien chauds. Été 2019, merci pour ta magie.

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