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Bikinis, self-love et crème glacée sucrée.

J’ai retrouvé mon amour d’été la semaine dernière – je dis d’été parce que c’est là qu’on s’est trouvé. J’parle de mon corps et de mon aisance à me mettre en maillot. Quand j’ai trouvé des beaux maillots l’an dernier, bien que j’ai toujours aimé me baigner et apprécié l’été, on dirait que j’ai renoué avec cette confiance en moi, vêtue simplement d’un morceau composé de tissu élastique qui dévoilait pas mal plus de peau qu’à toute autre saison de l’année. Pis là, me vl’à à avoir regarnie ma garde robe de bikinis colorés, prête à m’lancer dans l’été. 

Mon corps, yé comme yé. Ça, j’ai pas toujours su vraiment comment le prendre. À 12 ans, quand tu fais ton entrée au secondaire, pis que tu te sens comme un tank à côté de tes amies aux silhouettes filiformes, sans mentionner tous les commentaires méchants qui venaient avec – yep, got bullied in my life – rien de grave, on s’attaquait souvent à mon physique, de quoi j’avais l’air. pis moi, j’envoyais promener de plus belle. J’abordais un look punk emo, j’avais les cheveux en petit mohawk, sans parler de mon habillement.. disons que si j’avais voulu me fondre dans le décor, j’y mettais pas tant d’efforts. – À ct’âge là, tu te poses certaines questions sur le pourquoi toi, tes cuisses se touchent, pourquoi les petites boardshorts Roxy te font pas, pourquoi y’a pas d’options de bikinis colorés pour ta personne de 12 ans qui rentrent juste dans des maillots de matantes. 

J’ai la même shape depuis que je suis toute petite. Oui, j’ai toujours eu des gros bras, j’ai toujours eu un bid, mes fesses ont toujours été rondes comme ça. Aussi, depuis que je suis toute petite, une des choses que j’ai toujours adoré, c’est de me baigner. Nager et pateauger, tout simplement.  Sauter du bateau de papa pour atterrir dans l’eau fraîche du lac, pagayer sur ma planche à voile pour me rendre dans la baie après l’école, profiter des creusées chez les amies lors des chaudes journées d’été. Enfant, mes parents en revenaient pas comment j’étais comme un poisson dans l’eau. J’étais toujours la première à entrer dans l’eau, et ça prenait une petite faim, un orage ou un événement bien important pour me sortir de là. Puis, en vieillissant, on perd notre innocence de gamine. On commence à trouver les garçons jolis. C’est là qu’on commence à se comparer. À regarder nos amies pis à pas comprendre pourquoi nous aussi on pèse pas 110 lbs. Hé oui, j’me sentais comme de la merde, pis j’étais pas dans mes meilleures années.

L’âge ingrat. Des broches multicolores, des lunettes trop grosses, des boutons qui te fleurissent sur le menton. Rien pour m’aider. Puis après – vers les 16 ans, tout ça s’est passé. On dirait que j’ai comme réalisé, avec les encouragements et les mots doux de Maman, que j’étais comme j’étais. Belle à ses yeux, aimée comme j’étais. Point. Rien de plus à y faire. Et vous comprendrez qu’à cet âge là, j’aimais mieux aller jouer au soccer, manger une crème glacée et faire des visualisations de mes plans pour refaire le monde que de me mettre au régime. Voilà une chose de réglée – c’est là qu’à commencer l’acceptation de soi. Drôle de croire que l’amour maternel est à la base d’une des plus belles histoires d’amour que j’ai connu ; celle avec moi-même. Mais c’est bel et bien le cas, thanks Mama. 

Quand j’suis entrée dans l’âge adulte, j’ai réalisé que même mes plus miniscules amies, avaient une trouille immense de sortir sous les rayons lumineux du soleil, vêtues seulement d’un bikini. Alors que moi, j’étais là, avec toute ma joie d’enfin profiter de l’été. Ces mêmes filles que j’enviais à l’adolescence, d’avoir un corps parfait. Je les entendais s’auto-critiquer avec autant de mépris, à parler de toutes les salades qu’elles allaient manger – sans vinaigrette – et leurs projections de sessions d’entrainement à venir. Ça me fesait mal au coeur. Ça me rendait triste. Triste de les voir se priver des petites joies de la vie. Des baignades sur une plage bondée aux gélatos colorés. Des grands bonheurs qu’un 28 degrés amène un dimanche d’été.

C’est pour moi, et pour ces filles là que je m’aime. Parce que pour moi, mon corps est beau. Comme il est. Dans toute l’énergie qu’il m’amène, dans toutes les belles choses qu’il me permet de faire.  C’est quand même une cristie de belle affaire que d’avoir un corps fonctionnel, en santé. J’aime l’entretenir, le faire bouger, bien manger, mais aussi me gâter pour célébrer les belles choses qui m’arrivent. Tsé, pourquoi on devrait perdre notre temps à ruminer sur quelques livres en trop, sur un plis de ventre ou un mou de babye? J’ai mieux à faire – et vous devriez tellement en faire autant, tant qu’à moi! Vous êtes belles. Petites, grandes, rondes, minces. Appropriez-vous le droit de vous aimer, sans limites. Même si ça sonne égoïste et égocentrique much like, s’apprécier à son tout, amène tellement de belles choses. 

L’été dernier j’ai lancé le #icecreambikinibody challenge sur Instagram, qui incitait tout le monde à show off son sexé bodé et son maillot préféré. J’ai eu envie de pleurer à l’automne quand j’ai vu tout le self love qu’un simple hashtag avait généré. Plus de 600 images partagées.

Des maillots colorés, des poolsides, des founes, des plages, des palmiers. Pour certain(e)s, c’était un défi, pour d’autres c’était routine. Mais l’accomplissement était là. S’aimer et le dire haut et fort! Si jamais l’envie vous prend, de partager votre maillot préféré avec moi, avec nous, faites-le. L’été arrive, c’tà prendre avec de la sangria, de l’amour propre et une tranquillité d’esprit stress free!

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