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Être occupée ou être une bonne amie?

J’avais beau souhaiter avoir un quotidien un peu plus équilibré en 2019, les beaux projets s’accumulent, les occasions de faire davantage avec mon contenu sur les différentes plateformes de médias sociaux se présentent, mon agence continue de bien rouler en ayant de nouveaux clients à bord.  C’est la vie que j’ai choisie. La coupure entre le travail et le quotidien est souvent très difficile à faire – je mentirais si je disais que c’était toujours évident, rempli de cafés lattés parfaits et de calepins roses délicats. 

La majorité du temps, je me lève tôt – bon,  pas si tôt parce que j’suis pas matinale – ce qui n’est pas une très grande surprise. À 8h30, je suis déjà derrière mon ordi, à faire le tri de mes courriels et à dresser mes tâches à faire. Les petites listes de gribouillis s’accumulent au fil de la journée. Les allés-retours entre la maison, les cafés locaux et les rendez-vous avec les clients sont nombreux. Même si c’est parfois essoufflant et déroutant, ce serait mentir que de dire que cela ne me plait pas. J’me suis toujours passionné par les trucs self-made et de voir que j’ai réussi à m’en sortir, malgré un trajet un peu houleux, ça me rend bien fière et heureuse. 

C’est sure qu’à travers mes journées, j’aime y partager mon train de vie via les stories sur Ig. C’est une des choses qui consiste en mon travail que de vous partager un peu de mon petit monde bien simple. Et oui, y’a des chances que tu me vois trotter dans un café ou un autre – c’est pas juste pour faire la pose et être cute #lattesfordays – c’est simplement parce que je me retrouve souvent entre deux rendez-vous et que malheureusement, j’ai pas encore réussi à avoir du wifi qui suit mon ombre. Encore au resto sur l’heure du lunch? Yes, j’attends mon client qui pouvait pas se libérer autrement. Oh oui, c’est aussi possible que tu me vois au gym, un mardi à 10h00 AM. Non, ça change pas le fait que j’ai une journée complète de travail à faire. Parfois je fini à 4, d’autre à 6, pis ça arrive fréquemment que je finis mes trucs aux petites heures du matin. C’est la joie de se créer un propre horaire, ça vient avec beaucoup de facilité à créer une routine hebdomadaire adéquate, même si celle-ci reste rarement la même bien longtemps. 

L’affaire, c’est qu’avec tout ça, j’ai souvent l’impression que je fais pas grand chose en ce qui attrait à ma vie sociale/personelle.  Pis j’suis tannée d’avoir à me sentir coupable. Y’a des fois, j’ai envie d’aller courailler un peu, prendre un verre le jeudi soir, puis finalement y’a des fois ou j’ai juste envie de rester seule, chez moi, à continuer à travailler, à écouter Netflix, pis à déconnecter un peu. J’ai l’air tellement partout, pis de triper raide – comme si j’avais une grosse vie, mais en gros, j’ai aussi besoin de me retrouver. J’ai un copain, avec qui j’ai besoin de passer du temps seule avec lui. Aussi, j’ai besoin de mon temps seule avec moi-même. On a pas tous la même horaire, je refuse donc parfois des invitations, je suis moins présente lors des événements, je priorise parfois mon sommeil quand j’peux me le permettre pis savez-vous quoi, c’est mon droit. 

J’ai perdu plusieurs amitiés de vue au cours de l’année qui a passé, simplement parce que j’essayais de me sortir la tête de l’eau – tout en maintenant mon crawl. J’ai pas vu le temps passé, on s’est manqué à une occasion, puis demain c’est le printemps. Plus on vieilli, plus le temps nous file entre les doigts. Ça va si vite. Mais est-ce que ça vaut la peine de se sentir constamment coupable face aux brunchs qu’on a manqué, les soirées arrosées qu’on a préféré remettre puisque le travail était au rendez-vous le matin d’après ou les fois où on était limite sur le bord d’une crise d’angoisse tellement on avait de trucs à remettre et que les nuits de travail s’accumulaient. La réponse est non. Déjà que j’me donne du mieux que je peux dans mon entreprise, afin de faire fleurir celle-ci, afin de faire grandir quelque chose dont je serai fière plus tard, j’ai pas le jus nécessaire à drainer pour les amitiés qui s’avèrent parfois légèrement trop demandantes. On est pas tous au même stade dans la vie, on a l’école, des horaires de boulot différents, des amours à entretenir, la famille.. ça en fait parfois beaucoup plus qu’on pense. 

Je m’étais dis que j’allais cesser de me justifier en 2019, que j’allais opter pour un simple et poli refus, lorsque mon horaire ou mon travail ne me permettrait pas d’être 100% présente – ct’à dire de profiter d’un souper sans penser aux 32 courriels auxquels j’ai pas répondu. Puis je mentirai pas, c’est encore difficile. Desfois on préfère un petit white lie que d’avouer qu’on a pas le temps, ou l’énergie nécessaire. Mais en tant que bonne personne, on serait sensé accepter ça, que c’est le simple courant de la vie. Que nos amis ont parfois pas le temps, ou pas l’énergie. Parce que selon moi, une amitié qui est vraie et solide, s’entretient bien avec le temps – sans avoir de comptes à se rendre, sans avoir besoin de se texter à la seconde. Prendre soin de vos amis, c’est aussi leur offrir votre honnêteté quand vous avez besoin de vous retrouver.

Un petit coucou à ceux et celles que je vois moins, j’espère sincèrement que vous allez bien, que tout ce que vous entreprenez vous fait plaisir. 

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