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Dépression saisonière.

De Novembre à aujourd’hui, y’a des trucs qui se sont passé. Notamment l’hiver. L’hiver est arrivée pis a l’avait pas l’air ben ben partie pour nous quitter. L’hiver m’a passé d’su, directement sur le corps, comme un 4×4 qui fait pas de détours. J’me suis ramassé comme une crêpe. Plate, molle et fade. Même après le fun que j’ai eu à mettre en pièce et en ligne ce petit bout d’internet qu’est ce site web, je pensais que je me garocherais dans l’écrire à essayer de vous partager le plus de choses possibles. Puis j’me suis retrouvé en hiver. Sans inspirations, avec la tête remplie de tourmente. L’hiver était fatiguante, elle me jouait dans la tête comme un morceau de linge qu’on laisse dans notre panier virtuel sans l’acheter. C’est drôle, on aurait dit qu’avant, j’avais des blues quelques fois l’an. J’avais pas un creux de saison, un peek de peine en fonction des flocons. J’me suis retrouvée tout croche, à pleurer plus souvent qu’à rire, à avoir le corps qui suivait pas, pis à me poser des questions qui n’avaient même pas lieu d’exister. J’pense qu’on peut le dire, j’ai vécu ce qu’on appel une petite dépression saisonnière.

Hier – pendant un 4 à 7 avec des apérols à 7$ – sans mon téléphone – le grand sourire dans face. 

J’ai réalisé ça quand j’ai remarqué que j’avais quelques lacunes à être productive. Les listes s’empilaient, avec des petits gribouillis ici et là, pour éliminer les tâches qui pourtant elles, semblaient s’accumuler. Même le café venait pas à bout de me donner le petit coup de pouce que j’avais besoin. J’ai acheté plusieurs livres, dont je n’ai pas encore effleuré la couverture pour me lancer dans la lecture. Ma créativité dans l’écriture était à nulle, mon envie de partager du joli contenu sur mes réseaux était à zéro et ma façon de me vêtir était ben boff – chose qui me mettait off. Juste le minimum. Jeans, tshirts, docs. Sur le week-end, toque, lulu et gros pull. Côté travail, j’avais réalisé des trucs. C’est clair que quand t’as une business à rouler, puis que celle-ci vit à cause de ta personne et que ta personne vit à cause de ta business, t’as besoin de sortir de ton banc de neige assez vite. Quelques petits rayons de soleil ont commencés à se pointer, j’ai l’impression que je me suis mise à defroster.

J’aime ce que je fais dans la vie, genre vraiment. Découvrir, écrire, créer, partager. Sincèrement, j’pense que la vie m’a définitivement amenée à la bonne place. Surtout quand je repense à ma moi de 17 ans, mêlée comme jamais, j’me dis que tout s’est bien placé. Sauf que parfois, j’me rends compte que ce mode de vie peut être drainant, surtout si on revient sur les 6 dernières années qu’on constitué ma vie. Une mère atteinte d’un cancer, un travail prenant, un changement de carrière, une mère de plus en plus malade, la perte d’un emploi, le lancement d’une entreprise, le roulement d’une entreprise, un célibat de merde rempli de moments plaisants comme de moments beurk, des relations familiales qui s’effritent, une vie sociale remplie d’ami(e)s, l’hopital longtemps et le centre de soins palliatifs, un roulement de business prenant, une mère qui meurt, l’organisation de plusieurs événements très plaisants jusqu’à d’autres moins l’fun comme l’organisation de funérailles, le retour à la vie d’après, le roulement d’une business qui grandit, la rencontre de mon copain, des projets x 10, encore d’autres et finalement, j’suis ici, là, à écrire ce court récit d’aujourd’hui. J’suis essoufflée juste à lire ça, imagines le vivre.  C’est comme si j’avais ré-essayé de faire ma routine de cardio après 6 mois d’arrêt, à manger de la poutine pis à boire à chaque soir, sans dormir. Assez visuel comme scène, c’est comme ça que je me sens. J’ai pas pris de break. Même les semi-vacances en étaient pas, les fois où on a essayé de quitter la maison, j’ai gardé mon téléphone près de moi. Prête à prendre d’autres photos et à documenter ces moments là, où j’aurais simplement du décrocher. Parce que la pression de performer était là, la pression de tout donner alors que j’prenais même pas soin de me donner du temps.

Dans un monde où être occupé est littéralement glorifié, j’vais vous dire sans être gênée que j’suis tannée. C’est cool avoir plusieurs projets, avoir une business, avoir du succès. S’en rendre malade, s’oublier, un peu moins. Les minimes rayons de soleil des derniers jours m’ont comme ramené à la vie, ma vie. J’ai réalisé que des gros bousculements, comme ça, ça te brasse tous bords tous côtés, puis que s’arrêter, digérer et recommencer, aurait vraiment été ok. Je vais prendre le temps, maintenant. Même si les flocons sont encore là, le soleil me donne de l’énergie. J’ai ressenti mon envie de jaser, de communiquer, de partager des affaires le fun. J’ai pas pleuré depuis un bout, puis quand je me regarde dans le miroir je me trouve radieuse. J’ai hâte à nos vacances, avant le printemps, avant les fleurs, avant les rénovations. J’ai hâte de mettre mes courriels à off, pendant 7 jours, à boire des margaritta puis à dormir sans m’soucier de ce que le monde pourrait penser. De porter mes maillots de bains colorés puis de bronzer sous des palmiers. Ça, je l’ai jamais fais, pis je le ferai pour moi. M’arrêter, ce sera bon pour ma santé. Puis, y’a ben que ça qui compte. 

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